Les printemps sauvages de Douna loup

Olo, une enfant solitaire dans une nature bienveillante et une mère en repli dans des souvenirs douloureux. La quête commune du frère inconnu pour l’une et fils perdu pour l’autre les conduira à quitter les abords de leur mare et à prendre la route. Débutent quatre années d’une vie nomade, de nuits dans les bois à celles dans une cabane construite de leurs mains, de travail au grand air dans les champs aux boulots alimentaires à l’usine, de la verdure confortable de la forêt au gris inquiétant des villes…

Apprentissage des savoirs et des gestes au gré des lieux et des rencontres, croissance et puberté avec un corps à apprivoiser, les étapes de la vie de Olo s’enchainent dans un rapport omniprésent et profondément respectueux à la nature. Au terme de cette errance fondatrice, Olo devenue femme prend un premier envol et découvre l’amour dans les bras de Barnabée…

La rencontre avec un groupe d’activistes pacifistes et volontaires, prêts à inventer une vie pour “habiter” la terre sans l’abimer, le retour de son frère dans sa vie, anarchiste au noble sens du terme seront parmi les multiples sources venues nourrir et dessiner la philosophie de vie à laquelle Olo va aspirer…

Je marche sur les sentes sauvages du monde et je remercie la nature qui est l’image de cette coexistence simple et tranquille de tout, qui est la luxuriante variété des espèces, la toute acceptante, la terre ne refuse pas à un chardon là où l’homme refuse sa colère, ses pensées ou ses sensations.

Un roman inspiré, de Antoine Wauters à Baptiste Morizot… Un texte “manifeste” inspirant un infini respect pour le vivant sous toutes ses formes…Une presque certitude en refermant le livre : l’ensauvagement pourrait être l’étape ultime de l’humanité…

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