Archives de catégorie : Fantasy – science-fiction

Je suis fille de rage, de Jean-Laurent Del Socorro

Alors que la guerre de sécession commence, la Mort s’invite dans le bureau du Président Grant et entame le dialogue avec lui, tenant le décompte de chaque victime. De part et d’autre des lignes de conflit, hommes et femmes prennent la parole, militaires ou civils, partisans de l’Union ou Confédérés, historiques ou fictifs. Ce roman chorale, à travers ces voix multiples, dépeint par petites touches l’ampleur et la complexité d’une guerre fratricide.

Chiens de guerre, d’Adrian Tchaikovsky

Rex est un être biomorphe créé par l’homme, animal génétiquement modifié et armé, conçu pour obéir : le Maître désigne l’ennemi ; Rex tue l’ennemi ; Rex est un bon chien. Mais le Maître a-t-il toujours raison ? Et si le Maître n’était plus là ?

“Qu’est ce que tu es rex? Un homme un chien ou une machine ? Ou une menace ?”

Un récit qui interroge sur le statut pour ces créatures, leur capacité à avoir une conscience et des sentiments, leur droit de vivre, d’être libre. Une réflexion sur l’intelligence animale, biomorphe et artificielle, qui questionne sur la responsabilité de celui qui crée, de celui qui donne des ordres ou qui obéit : où situer le bien du mal ? Culpabilité de l’arme ou de celui qui la manie ?

Les noces de la renarde, de Floriane Soulas

Japon, 15e siècle. Dans une forêt peuplée de Yokai et autres petites divinités, Hikari est une kistune mi-femme mi-renarde qui est fascinée par les hommes du village voisin, malgré les interdits ancestraux.
Tokyo, 2016 : la jeune Mina perçoit comme une malédiction sa capacité de voir les fantômes, yokai et autres esprits qui vivent invisibles parmi les humains. Mais tout change lorsqu’un esprit s’en prend à ses rêves et qu’une fille de sa classe l’entraîne dans une chasse au démon.

Un roman entraînant qui nous plonge dans le Japon et son folklore sur les traces de deux jeunes femmes en quête d’identité.

Songe d’une nuit d’Octobre, de Zelazny

En ce premier jour d’Octobre, le jeu peut commencer. Ils ont un mois pour faire leurs préparatifs et découvrir leurs adversaires et le lieux final, aidés par leurs compagnons à poils ou à plumes, dont Snuff notre narrateur. Le 31 lorsque la lune sera pleine, ouvreurs et fermeurs lutteront pour le retour – ou non – des Anciens Dieux…

Un petit texte plein d’humour où Jack l’Éventreur, Frankenstein, Dracula ou encore Sherlock Holmes s’affrontent dans un univers Lovecraftien.

Moi, Peter Pan, de Michael Roch

Le livre donne la parole à un Peter Pan plein de questionnements, à l’innocence brisée par le départ de Wendy, qui ne se contente plus uniquement de vivre dans le présent du monde imaginaire. Il égraine ses idées ‘mal fagotées, encore lourdes d’inutilités’ et derrière les mots qu’il distille à sa tribu, c’est lui-même qui interroge ses doutes et sa tristesse, sa peur de tomber hors du Pays Imaginaire, sa peur de grandir.

Un conte onirique, philosophique et contemplatif, à savourer lentement, chapitre par chapitre, pour en apprécier la poésie et la profondeur.

Mers mortes, d’Aurélie WELLENSTEIN

Couverture du livre Mers mortes

Imaginez un monde sans mers, sans océans, sans rivières, bref sans une goutte d’eau. C’est sur cette terre moribonde que vit Oural, jeune exorciste. Après la disparition de l’eau, le monde s’est également peuplé de marrées fantômes aspirant les âmes des vivants. Oural est le seul bouclier aux attaques des mers mortes sur les bastions des humains restants.

Mais l’apparition de pirates lancés dans une quête pour faire réapparaître les mers vivantes va bouleverser l’existence du jeune homme et le lancer dans une incroyable aventure de rédemption.

Les questions dangereuses, de Lionel Davoust

Dans un monde où l’on se bat avec les mots, à coup d’énigmes, et où une question sans réponse peut être fatale, le mancequetaire Thésard de la Meulière se retrouve pris dans une enquête qui, entre secrets d’état et complots, vont le conduire à des interrogations jamais imaginées…

Un court récit qui s’approprie le roman de cape et d’épée plonge dans de réjouissantes joutes littéraires.
Le texte est suivi d’une longue et intéressante interview de l’auteur.

Outresable de Hugh Howey

Dans un lointain futur, les terres sont continuellement balayées par un vent chargé de sable. L’ancien monde, enfouit sous les dunes mouvantes, réapparaît au gré des reliques remontées par les plongeurs des sables. Une famille éparpillée, marquée par l’abandon du père vers le mystérieux no man’s land, tente de survivre.

Un roman original qui se dévore.

La Horde du contrevent, d’Alain Damasio

Dans un monde balayé par un vent continu, la horde trace sa route à contrevent pour gagner l’extrême amont et percer le secret de l’origine du vent. À travers les voix de ses différents membres, la 34e horde prend la parole et narre son histoire, entre lutte contre les éléments, rencontres amicales ou hostiles, entraide, joies et frictions internes, tous font bloc et consacrent leur vie à contrer.

Roman magistral et atypique qui mêle l’aventure à une philosophie propre.

Le dieu oiseau d’Aurélie Wellenstein

Tous les dix ans, les clans de l’île se lancent dans une compétition barbare pour répondre aux exigences des dieux et dominer les autres. Faolan, réduit en esclavage, subit les tortures de Torok qui l’a ‘sauvé’ du dernier banquet horrifique pour en faire sa victime. Mais les sélectifs approchent et Faolan compte bien remporter les épreuves pour se libérer et assouvir sa vengeance en devenant le nouveau champion du Dieu-Oiseau.

Un récit initiatique sombre qui plonge dans la noirceur de l’âme humaine et qui confronte les désirs profonds d’êtres conditionnés par leurs coutumes ancestrales avec leurs aspirations propres de libération et de vengeance.