
Louise, Amira, Carmen, Maria et Iris, des héroïnes du quotidien qui bataillent et dont les routes ne devaient pas forcément se croiser.
Louise, c’est la maman solo plombée par l’image de la mère parfaite et des papas qui manquent, même si tous ne se valent pas.
Amira, elle kiffe les princesses en peignoir satin, elle voudrait fuir mais elle vient de là où on ne se débine pas.
Carmen, c’est douceur, elle se cherche elle-même, et comment poser les mots avec les siens/nes, Maria, René et Manuel.
Maria, c’est le « I », droite dans les tourmentes. Rigueur sans raideur, qui s’échappe dans le sommeil. C’est un peu grâce à ce que contient le tiroir de son « desk » que tout arrive ou presque.
Iris redoute la solitude et remplit celle des autres de sa tendresse. Petite fée à la bougie.
La joie est un choix et le choix, c’est du courage.
« L’art de la joie », immense œuvre de Goliarda Sapienza, se transmet dans le roman de Sabrina Delarue comme un câlin, un coup de pied au cul, un message… Liberté pour chacune de fixer l’horizon et de s’abandonner, en conscience, à l’effet venturi de la rencontre, et faire se métamorphoser ce qui est joué en tout ce qui reste à venir…
Ne lisez pas ce texte parce que vous avez aimé « L’art de la joie » de Sapienza, ce serait un affront comparatif à ce qu’il porte d’intrinsèquement beau. Lisez-le pour la sérénité qu’il installe dans ces vies cabossées, la puissance de son écriture ramassée, la douceur et la tendresse qu’il trimballe pour tricoter des pansements sur les plaies.
Et si vous n’avez pas lu Sapienza, réjouissez-vous d’avoir deux superbes romans à découvrir !
« Les petits courages » de Sabrina Delarue, en librairie le 13 août. Un grand coup de cœur pour ce premier roman délicat et intimiste.
Venez, on vous en parle !
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