Archives par mot-clé : Roman

Mamie Luger, de Benoit Philippon

Lorsque l’inspecteur Ventura reçoit Berthe en salle d’interrogatoire, il n’imagine pas que sous ses dessous de gentille et fragile grand-mère, elle cache un franc-parler revigorant et un passé haut en couleur. Au fil des heures elle mène la danse et déroule, entre confession et règlement de compte, le fil de son existence où se succèdent les époux et les cadavres, un nazi ou encore des meurtriers en cavale.

Un réjouissant portrait au vitriol d’une femme qui en a bavé, mais ne s’est pas laissé faire, féministe avant l’heure.

Si mon témoignage peut inciter des filles à ne pas faire de conneries et des bonhommes à être un peu moins cons, ce sera ma petite pierre laissée à l’attention de l’humanité.

Le labyrinthe des esprits, de Carlos Ruiz Zafon

Dans une Espagne franquiste tourmentée, la mystérieuse Alicia Gris est chargée d’élucider, en parallèle de la police, l’étrange disparition d’un ministre. Son enquête la conduit dans les sombres et tortueux méandres de Barcelone, la plonge dans des secrets inavouables du régime et croise la route de la famille Sempere dont l’histoire semble intimement liée à celle du ministre…

Un roman magistral et envoûtant, qui se joue des genres et rend un bel hommage à la littérature.

Ce livre clôt en beauté le cycle du Cimetière des livres oubliés.

Une histoire n’a ni début ni fin, seulement des portes d’entrée. C’est un labyrinthe sans fin de mots, d’images et de pensées réunis pour nous révéler la vérité invisible sur nous-mêmes.

Dans le murmure des feuilles qui dansent, d’Agnès Ledig

Anaëlle se reconstruit suite à un accident en prenant sa vie en main et se consacrant à sa passion de l’écriture.
Thomas ne vit plus que pour son petit frère malade, peuplant sa chambre d’hôpital d’histoires d’animaux et de forêts.
Hervé, procureur à l’existence monotone, voit son quotidien chamboulé par une simple lettre.

Une histoire poignante de rencontres et de luttes contre le destin et pour la vie.

La chorale des dames de Chilbury, de Jennifer Ryan

Alors que la plupart des hommes sont partis pour la guerre, la petite communauté d’un village anglais se réorganise. A commencer par la chorale qui, devenue uniquement féminine, va se maintenir, apporter soutient et réconfort, et voir chacune évoluer : dans l’adversité, les êtres changent et se révèlent, pour le meilleur comme pour le pire.

Une comédie joyeuse qui mêle amours, drames, jalousies et secrets par le biais des lettres et journaux de femmes des toutes générations devenues solidaires, travaillant ensemble et gardant leur bonne humeur, pour former le solide Front de l’intérieur et faire face aux ravages de la guerre.

Le mec de la tombe d’à côté de Katarina MAZETTI

Rien ne les destinait à se rencontrer, sinon deux tombes que le hasard a mises côte à côte. Et pourtant, un sourire échangé fait naître en eux une passion dévorante.
Plus qu’une histoire d’amour, on assiste à la confrontation de deux modes de vies, de deux cultures. La force des sentiments saura-t-elle surmonter leurs différences ?

La mémoire du thé, de Lisa See

Li-Yan grandit au sein d’une minorité ethnique de Chine dont l’existence est rythmée par la récolte du thé et les traditions ancestrales. Poussée par le destin et la dure loi Akha à tout quitter, elle se reconstruit dans un pays qui se modernise rapidement. Aux États-Unis, une enfant adoptée se lance sur les traces de ses racines chinoises…

Un beau roman qui nous plonge dans une Chine où les traditions côtoient la modernité, et qui nous entraîne dans le monde du thé, de la récolte à la dégustation.

Un funambule sur le sable de Gilles Marchand

Stradi est né avec un violon dans la tête. Phénomène inexpliqué qui le rend différent et qui suscite l’incompréhension. Il grandit pourtant avec optimiste dans un monde qui ne l’accepte pas totalement, et tente d’y trouver une place.

Une belle histoire drôle et touchante, emplie de poésie et de fantaisie, qui parle de différence, d’acceptation et d’amour.

Me Pylinska et le secret de Chopin, d’E-E Schmitt

A neuf ans, le narrateur est bouleversé par Chopin. Il apprend le piano pour retrouver ce qui l’a ému mais Chopin se dérobe à lui. Adulte, il reprend des cours auprès de Madame Pylinska qui lui apprend pas tant à jouer qu’à écouter, sentir, vivre… Plus qu’une leçon de piano, de musique, de Chopin, elle lui offre une leçon de vie.

“En la contactant, j’avais formulé le simple vœu de cultiver mon jeu pianistique ; depuis, non seulement j’avais cueilli des fleurs à l’aube, écouté le silence, fait des ronds dans l’eau, étudié jusqu’à l’hypnose le mouvement des frondaisons sur le tronc, mais voilà que mon intimité même était gangrené par ses requêtes.”

Un joli texte à la fois léger et profond comme Eric-Emmanuel Schmitt sait les faire.

Carlos Ruis ZAFON

Mélangeant intrigues policières, sentimentales et un brin de fantastique, cet auteur espagnol nous entraîne dans son univers sombre dont l’atmosphère pesante et envoutante se retrouve d’un roman à l’autre. Le lecteur est emporté à la suite de jeunes protagonistes pris malgré eux dans un engrenage infernal qu’ils essaient de contrer.
Même si tous les livres se lisent avec plaisir, les deux premiers parus en France L’ombre du vent et Le jeu de l’ange, sont les plus aboutis et les plus captivants. On y plonge corps et âme dès les premières lignes pour ne s’en séparer qu’à regrets à la toute fin.
 
 

Le jeu de l’ange

 
 

Dans la Barcelone des années 20, un jeune écrivain tourmenté par la vie accepte l’offre tentatrice d’un mystérieux éditeur. Emporté dans une spirale infernale, il prend peu à peu la mesure de l’être auquel il s’est vendu.

 

L’ombre du vent

 

 
C’est une histoire « de livres maudits, de l’homme qui les a écrits, d’un personnage qui s’est échappé des pages d’un roman pour le brûler, d’une trahison et d’une amitié perdue. Une histoire d’amour, de haine et de rêves qui vivent dans l’ombre du vent ». Et c’est l’histoire du jeune garçon qui a tiré tout ça de l’oubli…
 Une intrigue poignante qui nous plonge dans une sombre Barcelone de l’après-guerre civile.
 
 

Le prisonnier du ciel

 

 Alors que Firmin prépare son mariage, il doit se confronter à son passé sous la forme d’un mystérieux et sinistre inconnu. Il révèle alors à Daniel une sombre période de sa vie au début des années 40, lors de laquelle il a rencontré un certain David Martin…
Ce nouveau volet du cimetière des livres oubliés lie plus étroitement encore les personnages de L’ombre du vent et du Jeu de l’ange.
 
 

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Marina

 
 

Nous sommes plongés dans un des sombres mystères de l’envoutante Barcelone de Zafon. Un noir secret entouré d’une aura de danger se dessine, mais on ne peut s’empêcher, à l’instar des personnages, de nous y plonger corps et âme.

 

 

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Le palais de minuit

Le prince de la brume

Les lumières de septembre