Archives par mot-clé : BD

Edmond

Bienvenue à Paris en 1897, aux côtés d’un jeune dramaturge qui, après l’échec de ses dernières pièces, tente de convaincre le grand acteur Constant Coquelin de tenir le rôle principal de sa prochaine pièce. Seul petit problème : rien n’est encore écrit ! En quelques jours, malgré la pression du directeur de théâtre et les caprices des acteurs, Edmond de Rostand parviendra à rédiger l’une des pièces les plus jouées et les plus connues de notre époque : Cyrano de Bergerac !

Léonard Chemineau en donne ici sa version en bande-dessinée, d’après la pièce d’Alexis Michalik, également adapté au cinéma. C’est une véritable réussite sur tous les supports !!

Le voyage de Marcel Grob, de Philippe Collin etSebastien Goethals

Le voyage de Marcel Grob, c’est celui d’un jeune alsacien enrôlé de force dans la Waffen SS le 28 juin 1944.
Interrogé à l’âge de 83 ans, le vieil homme se replonge dans ce sombre passé, les familles prises en otage pour dissuader la rébellion, les déserteurs froidement exécutés, et puis la guerre, les massacres…
Son histoire rejoint celles des 10 000 autres alsaciens engagés contre leur gré, ses “malgré nous” contraints, pour leur propre survie et celle de leurs proches, de prendre part à l’horreur.

Un récit poignant qui nous plonge dans une dure et méconnue page de notre histoire.

Rural !, d’Étienne DAVODEAU

Pendant un an, Étienne Davodeau a suivi le travail de 3 agriculteurs qui ont fait le pari de produire moins et mieux. Leurs vies, ainsi que celles des habitants alentours, vont être chamboulées par la construction d’une autoroute.

Un puissant témoignage, un plaidoyer pour une agriculture plus responsable et réfléchie, un hymne à la nature et à la lenteur, il est possible de voir beaucoup de choses dans ce reportage dessiné, parfois drôle, parfois tragique, mais surtout incroyablement touchant.

Le Château des étoiles, Alex Alice

A la fin du XIXe siècle, le monde industriel est en pleine course aux énergies nouvelles et le mystérieux éther intrigue les scientifiques. Marie Dulac, prête à tout pour mener ses recherches, embarque à bord d’une montgolfière pour une exploration en haute altitude, d’où elle ne reviendra jamais… Un an plus tard, son mari et son fils, Séraphin, sont contactés par un mystérieux inconnu détenteur de son dernier carnet de bord. Les voilà engagés dans un projet fou à la conquête des cieux sur les traces de l’éther. Un projet qui les emmènera bien plus loin qu’ils l’auraient imaginés…

Un récit d’aventure dans la lignée des romans de Jules Verne, qui nous plonge dans un univers fascinant porté par de superbes illustrations à l’aquarelle.

Un énorme coup de cœur pour cette série qui s’adresse aux enfants comme aux grands !

Brindille t1: les chasseurs d’ombres

Elle a tout oublié, qui est-elle ? d’où vient-elle ?
Elle s’ est réveillée , dans une petite chambre, d’un village peuplé de petites créatures, se demandant ce qu’elle faisait là. A la recherche de ses souvenirs perdus , elle fait une belle rencontre lors de sa recherche, qui la guidera pas à pas .

J’ai apprécié dans  cette bande dessinée les dessins et le carnet de croquis à la fin. L’histoire est magnifique, il y a une bonne synchronisation entre les différents chapitres. Ce qui ma donné envie de le lire, c’est la couverture avec la jeune fille en premier plan et la forêt derrière elle, avec les créatures de l’ombre.

J’attends le tome 2 avec impatience !

Chute libre – carnets du gouffre, de Mademoiselle Caroline

L’auteure est tombée en dépression, à trois reprises. Elle raconte ici la chute, la rechute, incluant dans le récit ses dessins de l’époque.  Elle nous fait vivre ce qu’est la dépression, comment cela s’introduit dans tous les aspects de la vie quotidienne, et les difficultés à s’en sortir.

Un témoignage à la fois drôle et bouleversant qui peut toucher et informer aussi bien les gens qui vivent cette maladie que leurs proches.

La guerre de Catherine, de Julia Billet et Claire Fauvel

Rachel est une jeune fille juive envoyée au début de la guerre à l’école de Sèvre. Là elle se découvre une passion pour la photo. Bientôt, comme d’autres enfants, elle est obligée de changer de nom et devient Catherine, puis elle doit fuir. Avec son appareil, elle saisit des images de son périple, des endroits où elle est hébergée, des gens qu’elle croise, respectant ainsi la mission qui lui a été confiée à son départ : « Fais des photos, collecte des images et rapporte-nous tout cela à la fin de la guerre. Nous en aurons besoin. »

Cette adaptation du roman de Juliette Billet est magnifique, le témoignage puissant et touchant d’une jeune fille forte qui filtre la dureté du monde à travers son objectif pour en saisir la beauté.

En attendant Bojangles, d’Olivier BOURDEAUT

La vie du jeune narrateur est une grande fête. On joue aux dames sur le carrelage de l’entrée, à la course dans le couloir, on saute sur le canapé et sa mère l’incite : « quand la réalité est banale et triste, inventez-moi une belle histoire, vous qui mentez si bien, ce serait dommage de s’en priver. » Sa mère a un petit grain de folie et son père lui donne les moyens de sa déraison.

 Un récit drôle et tendre sur la folie douce d’une femme bienveillante et l’amour inconditionnel de ceux qui l’acceptent telle qu’elle est. C’est « souvent n’importe quoi, parce que la vie c’est souvent comme ça, et c’est très bien ainsi. » 

 

Retrouvez cette folle histoire d’amour dans la magnifique adaptation en Bande Dessinée d’Ingrid Chabert et Carole Maurel.

 

Pas mon genre, de Yatuu

Quand j’étais petite, j’étais un peu… à part. Ma mère me disait souvent qu’elle aurait adoré avoir une fille, mais qu’elle était très heureuse avec le wookie qu’elle avait mis au monde. Je sais que ce n’était pas méchant, d’ailleurs ma mère me répétait bien assez souvent que j’étais très bien comme j’étais, que je ne devais porter des vêtements, mettre du maquillage ou encore faire des “trucs de filles” que si j’en avais envie, si cela me faisait plaisir, à moi ! N’empêche, j’ai toujours senti comme un petit regret chez elle. “Comment moi, travailleuse dans la haute couture, j’ai pu pondre une geek pareil ?”. Il faut dire, dès 6 ans, je préfèrais les ordinateurs et les consoles de jeux vidéo aux poupées. Je m’amusais des après-midi sans fin avec des Legos ou Meccanos. Et je ne vous raconte pas quand ils ont sorti les Mindstorms. Mes habitudes vestimentaires étaient à l’image de mes passions: jeans, tshirts de geek et basket. Les années ont passé et rien n’a simplifié la chose, je suis maintenant une adulte toujours aussi geek, avec de drôles d’habitudes en terme d’accoutrements. Et en plus, maintenant, j’ai les cheveux courts, vous imaginez ma mère dans tout ça !!!

C’est alors que je tombe nez à nez avec le dernier tome de Yatuu, Pas mon genre. Je feuillette, rigole doucement à certains sketchs, je me reconnais bien dans beaucoup de ces situations. En gros, si la BD ne fait qu’ouvrir un peu timidement une porte fermée qu’est la définition d’un individu, elle m’a fait revenir à l’enfant que j’étais. Une petite fille, qui s’en foutait un peu de jouer avec des jouets de garçons, de faire du foot avec les garçons, de parler jeux vidéos, mangas et films. Cette petite fille n’avait pas besoin de porter des habits de fille ou de se maquiller pour se définir comme une fille. D’ailleurs, cette petite fille n’a toujours pas besoin de l’acceptation des autres pour se définir comme fille. Et elle accepte la différence des autres et leurs propres définitions d’eux-même, que ce soit un ami qui m’avoue adorer la haute couture et le maquillage, un collègue qui change de sexe ou tout simplement une amie qui adore s’habiller en homme. Parce qu’au final, ce ne sont que des détails qui forment un individu.

N’hésitez pas à suivre Yatuu et ses divers projets sur son site: http://yatuu.fr.