Archives par mot-clé : Roman

Mille petits rien, de Jodi Picoult

Ruth est une infirmière compétente et appréciée depuis plus de vingt ans. Jusqu’au jour où un suprématiste blanc lui interdit de s’occuper de son fils, puis l’accuse de sa mort.

Le système judiciaire se met en branle dans toute son hypocrisie : « Il est parfaitement impossible d’examiner une affaire impliquant la seule infirmière noire d’un service hospitalier, un père néonazi et la décision mécanique prise par un membre de l’administration hospitalière sans envisager un instant un problème d’ordre raciste. » Et pourtant…

Un récit puissant porté par les voix de femmes fortes, qui dénonce l’omniprésence du racisme ainsi que l’hypocrisie et les préjugés qui entourent cette question.

Le suspendu de Conakry, de Jean-Christophe Rufin

Aurel est consul de France en Guinée. D’origine roumaine , doté d’un faible charisme et d’un goût vestimentaire original, il est relégué dans un placard de l’ambassade. Jusqu’au jour où il se trouve confronté à la mort suspecte d’un ressortissant français. Sa passion pour les enquêtes se réveille et le voilà soudain en proie à une inhabituelle énergie, bien décidé à résoudre ce crime contre l’avis générale.

Un roman d’enquête peu ordinaire qui nous plonge dans les coulisses de la diplomatie à l’étranger, bien connu par Jean-Christophe Rufin.

Les suprêmes d’Edward KELSEY MOORE

Depuis leur adolescence, Odette, Candy et Barbara-Jean forment un trio inséparable qui leur à valu le nom de Suprêmes. 
 
Une belle et réjouissante histoire d’amitié entre trois femmes aux caractères singuliers qui ont su s’appuyer les unes sur les autres pour se construire dans la joie comme dans l’adversité. 

En attendant Bojangles, d’Olivier BOURDEAUT

La vie du jeune narrateur est une grande fête. On joue aux dames sur le carrelage de l’entrée, à la course dans le couloir, on saute sur le canapé et sa mère l’incite : « quand la réalité est banale et triste, inventez-moi une belle histoire, vous qui mentez si bien, ce serait dommage de s’en priver. » Sa mère a un petit grain de folie et son père lui donne les moyens de sa déraison.

 Un récit drôle et tendre sur la folie douce d’une femme bienveillante et l’amour inconditionnel de ceux qui l’acceptent telle qu’elle est. C’est « souvent n’importe quoi, parce que la vie c’est souvent comme ça, et c’est très bien ainsi. » 

 

Retrouvez cette folle histoire d’amour dans la magnifique adaptation en Bande Dessinée d’Ingrid Chabert et Carole Maurel.

 

Pactum salis, d’Olivier Bourdeaut

Jean a quitté Paris pour les marais salants de Guérande, troquant la ville et les technologies contre la nature et la solitude. Michel, agent immobilier en pleine réussite, vient de s’installer à Paris et affiche sa fortune au volant de sa Porche. Quand Michel se réveille d’une nuit d’ivresse sur le tas de sel de Jean, c’est le début d’une improbable et chaotique amitié où chacun entraînera l’autre dans son monde.

Un roman réjouissant et plein d’humour sur l’amitié et sur la rencontre de deux façons de voir et vivre le monde, entre fascination et confrontation.

Les loyautés, de Delphine de Vigan

Dès le début de l’année, Hélène sent que Théo est différent des autres élèves. Quelque chose d’imperceptible qu’elle reconnaît en lui. Un mal être, une souffrance invisible, qui la ramènent à la celle des coups de son père. Théo, 12 ans, qui profite de chaque moment entre les cours pour se réfugier dans un recoin pour boire en cachette et laisser la brûlure de l’alcool endormir les problème familiaux qui le rongent. Il y a aussi un homme qui a perdu son travail et s’enfonce, une femme qui découvre la face cachée de son mari, une mère qui fait porter à son enfant le poids de sa rancœur envers son ancien époux… Et surtout il y a tous ceux qui, par loyauté, se taisent.

Un livre sombre et touchant sur la lente descente aux enfers d’un enfant trop tôt confronté au monde adulte. Et la difficulté pour son entourage de lui venir en aide lorsqu’il garde tout enfoui en lui. 

Six fourmis blanches, de Sandrine Collette

Dans la vallée, Mathias, sacrificateur d’un autre temps, va de mariage en baptême éloigner le mauvais sort.
Sur les flancs, six touristes se lancent joyeusement à l’assaut de la montagne. Jusqu’à ce que le temps tourne et que la tempête s’abatte. Commence alors de part et d’autre une lutte contre le sort et les éléments pour la survie. 

Alors que la situation s’aggrave, la tension monte et le suspense croît. Au centre la montagne, belle, sauvage et mystérieuse, la nature indifférente aux superstitions place les hommes face à eux-même en les poussant dans des conditions extrêmes.

Ma vie de courgette, de Gilles Paris

Après un malheureux accident qui coûte la vie de sa mère, le jeune Courgette est emmené aux Fontaines, foyer qui recueille les enfants blessés par la vie.
Ces petits durs aux cœurs tendres forment une bande de joyeux copains qui apprennent à vivre ensemble.
 
Un récit touchant, piqué d’humour et de tendresse, qui montre le monde à travers les yeux d’un garçon cabossé mais débrouillard et plein d’optimisme.

Juste après la vague, de Sandrine Collette

Une vague immense recouvre tout. La famille se retrouve isolée sur sa colline devenue petite île. Ils s’organisent, attendent. La décrue. Mais voilà, l’eau monte. Il faut partir. Sur la barque que le père a réparé, il n’y a pas de place pour tous, les neuf enfants et les deux parents. Alors il faut choisir. C’est dur, mais ils reviendront les chercher ensuite. Si bien qu’un matin trois enfants se réveillent seuls, abandonnés. Ils vont devoir se débrouiller en attendant le retour des parents, ils ont promis. Mais le temps passe et l’eau monte. Pour le reste de la famille, entassés sur une barque, commence un long et périlleux voyage vers les hautes terres épargnées par la mer. 

Un roman dont la catastrophe sonne comme une menace proche et qui met en scène, sans pathos, l’horreur des choix imposés par les situations extrêmes pour la survie, l’abandon mais aussi la force de la fraternité et de l’amour familial. 

Trois fille d’Eve, d’Elif Shafak

Lorsqu’on tente de voler son sac à Peri, elle retombe sur un ancien Polaroid. La violence du souvenir plus que celle de l’agression la perturbe. Alors que cette femme turque rejoint la mascarade d’un dîner bourgeois qui regroupe la crème de ses compatriotes stambouliotes, son passé d’étudiante à Oxford la confronte à la jeune fille qu’elle était alors, à ses conflits, choix et préoccupations, et surtout sa difficulté à trouver sa place entre un père laïc et une mère pieuse, puis entre deux amies, l’une iranienne émancipée et l’autre musulmane pratiquante et féministe.

Un texte qui fait la belle part aux femmes et à leur place dans une société partagée entre tradition et modernité.