Watergang de Mario Alonso

Il parlera des autres et de Middelbourg. Il ne nous racontera pas, la vie d’ici ne se raconte pas. Il nous fera simplement parler à tour de rôle et ce sera suffisant.

“Dieu est comme mon père, il m’aime mais de loin.”

Middelbourg, petit village dans les polders.

Paul a presque 13 ans, et l’ambition de devenir écrivain, il arpente les chemins et collecte des mots, des bouts de phrases, des listes qu’il conserve dans son carnet noir. Pour ce qui est des lettres reçues, il les enterre sous son magnolia. Paul est un enfant singulier.

La mère, Super, s’efforce de joindre les deux bouts avec son travail à la superette. La soeur, Kim ou Birgit, enceinte et encore bien jeune, attend l’arrivée de son bébé en pianotant sur son smartphone avec ses copines au bar du village. Et les autres, Jimmy, Jeroen, les paysages, le temps qui s’écoule, le père, Jan partie en Angleterre, Julia, sa compagne… Tous, êtres vivants, pièces inanimées du puzzle , moments et éléments de “décor” parlent et prêtent tour à tour leur voix pour tisser le fil de leur histoire.

Un texte qui enveloppe son lecteur comme un plaid en plein hiver. La mer et les vagues qui bercent, une douce grisaille et une certaine langueur empreinte de bienveillance planent sur ces pages et ses habitants/personnages.

Laissez-vous porter, une tasse de thé à la main, par ce premier roman de Mario Alonso publié par Le Tripode.

Une lecture qui fait écho, pour moi, à “Ultramarins” de Mariette Navarro, dans sa réconfortante étrangeté.

ULtramarins de Mariette Navarro

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