Archives par mot-clé : Roman noir

Entre deux mondes, d’Olivier Norek

Bastien vient d’être muté à Calais et découvre une ville marquée par la présence de la Jungle voisine, univers sans loi où les autorités n’ont pas prise. Il va croiser la route d’Adam, migrant et ancien flic qui se raccroche à son métier pour ne pas sombrer dans la folie, suite à la disparition des siens.

Un roman noir qui nous immerge dans la complexité de la Jungle de Calais, entre violence et humanité, qui suscite des sentiments forts et contradictoires de révolte, de colère, d’impuissance ou de résignation.

Isola, d’Asa Avdic

Coup de cœur de Pryscilla

2037, Protectorat de Suède. Après son difficile et très médiatisé retour de mission humanitaire, Anna Francis, mère célibataire, travailleuse acharnée, a bien du mal à retrouver sa place parmi les vivants.
Contactée par ses supérieurs hiérarchiques pour participer à une opération de recrutement classée secret défense, elle se retrouve accompagnée de six autres personnes sur une petite île déserte au climat hostile, Isola. Dès son arrivée sur les lieux, le rôle d’observatrice qui devait être le sien la place dans la terrifiante situation de témoin impuissant face aux étranges évènements qui se produisent. Saura-t-elle obéir aux ordres coûte que coûte ? Et parviendra-t-elle à quitter ce lieu si peu hospitalier ?

Dystopie et roman noir, le livre nous plonge dans un monde où la manipulation des esprits par les puissants n’a aucune limite lorsqu’il s’agit d’asseoir leur pouvoir. Ce huis clos implacable et tout en tension n’est pas s’en rappeler dans sa trame le classique d’Agatha Christie, (ex !) 10 Petits Nègres, revisité à la sauce suédoise.

Les dynamiteurs, de Benjamin Whitmer

Coup de cœur de Pryscilla

1895. Une bande d’orphelins menée par deux adolescents, Cora et Sam, tente de survivre dans le cloaque des bas fonds de Denver… Pas de quartier pour ces enfants laissés pour compte, il faut lutter pour manger et grandir en échappant au monde des « Crânes de Nœud » soit les adultes séparés en deux catégories : les putes ou les voyous.

« C’était que d’être adulte est en soi-même un genre d’arnaque. »

Lorsque Goodnight, géant au visage mutilé et muet, fait son entrée dans leur repère, Sam veut croire à une forme de salut… Mais, le jeune garçon se retrouve bien vite entraîné dans des affaires toutes aussi violentes que sordides et bientôt, face à l’engrenage dans lequel il a mis le doigt, Sam comprend qu’un premier mauvais choix n’est que le début d’une très longue série…

« Il y a une forme de salut dans le fait de haïr la merde qui est à l’extérieur de vous plutôt que la merde qui est à l’intérieur de vous. »

« La quintessence du noir » dit Pierre Lemaitre… Nous y sommes ! Sans pour autant rivaliser complétement dans la noirceur avec le précédent roman de Whitmer, Evasion (Collection « Totem », éditions Gallmeister) qui est un modèle du genre. Il y a du western dans l’atmosphère de ses pages et également un regard bienveillant, presque nostalgique sur les défavorisés. Une lecture qui ne laisse forcément pas indifférent entre hauts le cœur et moments de tendresse…

Joueuse, de Benoit Philippon

Zack est un joueur de poker professionnel, froid et manipulateur. Tout comme Maxine, qui lui propose une alliance pour une partie mystérieuse. Il se retrouve pris dans les filets de cette femme fatale mais profondément blessée, qui défie le monde si masculin des joueurs de poker et semble bien décidée à régler ses comptes, coûte que coûte.

Un roman noir, drôle, entraînant, porté par des personnages complexes et attachants, qui se lit d’une traite.