Le suspendu de Conakry, de Jean-Christophe Rufin

Aurel est consul de France en Guinée. D’origine roumaine , doté d’un faible charisme et d’un goût vestimentaire original, il est relégué dans un placard de l’ambassade. Jusqu’au jour où il se trouve confronté à la mort suspecte d’un ressortissant français. Sa passion pour les enquêtes se réveille et le voilà soudain en proie à une inhabituelle énergie, bien décidé à résoudre ce crime contre l’avis générale.

Un roman d’enquête peu ordinaire qui nous plonge dans les coulisses de la diplomatie à l’étranger, bien connu par Jean-Christophe Rufin.

La nuit des cannibales, de Gabriel KATZ

Maxime, 43 ans, directeur d’une agence de mannequins, se réveille un matin dans le corps d’Auber, 15 ans. En route pour le lycée, il cherche à comprendre ce qu’il lui arrive tout en gérant sa nouvelle vie d’ado et ses désagréments. Jusqu’à ce qu’on cherche à le tuer.
Le voilà embarqué malgré lui dans une lutte centenaire entre des loges ‘cannibales’, désignant ainsi ceux qui, comme lui, se retrouvent projetés dans le corps d’un autre…
Un thriller fantastique riche en rebondissements qui se lit d’une traite et surprend jusqu’à la fin.

Kayren – Je serais six T1, de Fabrice Colin

Kayren mène une vie active mais tranquille, entre son travail à la Firme et son jeune fils qu’elle élève seul. Jusqu’au jour ou son demi-frère débarque, lui révèle qu’il appartient à une triade et qu’il va mourir. Pour le sauver, elle tue à sa place sans savoir que sa vie va changer irrémédiablement. La mystérieuse triade prend son fils en otage ainsi que le contrôle son existence, pour la forcer à entrer à son service. Elle se découvre une voix intérieure faite pour ça, qui fait écho à d’étranges rêves comme autant d’existences passées qui refont surface.
re aimante, jeune femme réservée, meurtrière sans âme. Comment ces trois facettes peuvent elles coexister en elle ?”

Ce premier tome d’une série met en scène 6 héros aux destins liés malgré la distance et les époques.

Un thriller entrainant qui se dévore d’une traite.

Père & fils de Mi Tagawa

A la mort de sa femme, Torakishi , herboriste itinérant, prend en charge son jeune fils et l’emmène sur les routes avec lui. Entre le jeune père, débutant, maladroit mais attentionné, et l’enfant, encore petit mais curieux, se construit une relation pleine de tendresse.

Leur voyage nous entraine sur les routes d’un Japon traditionnel avec ses mœurs et traditions. Un récit attendrissant et joyeux qui peint un portrait universel de l’apprentissage de la paternité, avec ses difficultés et ses joies, mettant tout simplement en scène deux êtres qui apprennent à se connaître, se faire confiance et s’aimer.

En attendant Bojangles, d’Olivier BOURDEAUT

La vie du jeune narrateur est une grande fête. On joue aux dames sur le carrelage de l’entrée, à la course dans le couloir, on saute sur le canapé et sa mère l’incite : « quand la réalité est banale et triste, inventez-moi une belle histoire, vous qui mentez si bien, ce serait dommage de s’en priver. » Sa mère a un petit grain de folie et son père lui donne les moyens de sa déraison.

 Un récit drôle et tendre sur la folie douce d’une femme bienveillante et l’amour inconditionnel de ceux qui l’acceptent telle qu’elle est. C’est « souvent n’importe quoi, parce que la vie c’est souvent comme ça, et c’est très bien ainsi. » 

 

Retrouvez cette folle histoire d’amour dans la magnifique adaptation en Bande Dessinée d’Ingrid Chabert et Carole Maurel.

 

Pactum salis, d’Olivier Bourdeaut

Jean a quitté Paris pour les marais salants de Guérande, troquant la ville et les technologies contre la nature et la solitude. Michel, agent immobilier en pleine réussite, vient de s’installer à Paris et affiche sa fortune au volant de sa Porche. Quand Michel se réveille d’une nuit d’ivresse sur le tas de sel de Jean, c’est le début d’une improbable et chaotique amitié où chacun entraînera l’autre dans son monde.

Un roman réjouissant et plein d’humour sur l’amitié et sur la rencontre de deux façons de voir et vivre le monde, entre fascination et confrontation.

Les loyautés, de Delphine de Vigan

Dès le début de l’année, Hélène sent que Théo est différent des autres élèves. Quelque chose d’imperceptible qu’elle reconnaît en lui. Un mal être, une souffrance invisible, qui la ramènent à la celle des coups de son père. Théo, 12 ans, qui profite de chaque moment entre les cours pour se réfugier dans un recoin pour boire en cachette et laisser la brûlure de l’alcool endormir les problème familiaux qui le rongent. Il y a aussi un homme qui a perdu son travail et s’enfonce, une femme qui découvre la face cachée de son mari, une mère qui fait porter à son enfant le poids de sa rancœur envers son ancien époux… Et surtout il y a tous ceux qui, par loyauté, se taisent.

Un livre sombre et touchant sur la lente descente aux enfers d’un enfant trop tôt confronté au monde adulte. Et la difficulté pour son entourage de lui venir en aide lorsqu’il garde tout enfoui en lui. 

Six fourmis blanches, de Sandrine Collette

Dans la vallée, Mathias, sacrificateur d’un autre temps, va de mariage en baptême éloigner le mauvais sort.
Sur les flancs, six touristes se lancent joyeusement à l’assaut de la montagne. Jusqu’à ce que le temps tourne et que la tempête s’abatte. Commence alors de part et d’autre une lutte contre le sort et les éléments pour la survie. 

Alors que la situation s’aggrave, la tension monte et le suspense croît. Au centre la montagne, belle, sauvage et mystérieuse, la nature indifférente aux superstitions place les hommes face à eux-même en les poussant dans des conditions extrêmes.

Pas mon genre, de Yatuu

Quand j’étais petite, j’étais un peu… à part. Ma mère me disait souvent qu’elle aurait adoré avoir une fille, mais qu’elle était très heureuse avec le wookie qu’elle avait mis au monde. Je sais que ce n’était pas méchant, d’ailleurs ma mère me répétait bien assez souvent que j’étais très bien comme j’étais, que je ne devais porter des vêtements, mettre du maquillage ou encore faire des “trucs de filles” que si j’en avais envie, si cela me faisait plaisir, à moi ! N’empêche, j’ai toujours senti comme un petit regret chez elle. “Comment moi, travailleuse dans la haute couture, j’ai pu pondre une geek pareil ?”. Il faut dire, dès 6 ans, je préfèrais les ordinateurs et les consoles de jeux vidéo aux poupées. Je m’amusais des après-midi sans fin avec des Legos ou Meccanos. Et je ne vous raconte pas quand ils ont sorti les Mindstorms. Mes habitudes vestimentaires étaient à l’image de mes passions: jeans, tshirts de geek et basket. Les années ont passé et rien n’a simplifié la chose, je suis maintenant une adulte toujours aussi geek, avec de drôles d’habitudes en terme d’accoutrements. Et en plus, maintenant, j’ai les cheveux courts, vous imaginez ma mère dans tout ça !!!

C’est alors que je tombe nez à nez avec le dernier tome de Yatuu, Pas mon genre. Je feuillette, rigole doucement à certains sketchs, je me reconnais bien dans beaucoup de ces situations. En gros, si la BD ne fait qu’ouvrir un peu timidement une porte fermée qu’est la définition d’un individu, elle m’a fait revenir à l’enfant que j’étais. Une petite fille, qui s’en foutait un peu de jouer avec des jouets de garçons, de faire du foot avec les garçons, de parler jeux vidéos, mangas et films. Cette petite fille n’avait pas besoin de porter des habits de fille ou de se maquiller pour se définir comme une fille. D’ailleurs, cette petite fille n’a toujours pas besoin de l’acceptation des autres pour se définir comme fille. Et elle accepte la différence des autres et leurs propres définitions d’eux-même, que ce soit un ami qui m’avoue adorer la haute couture et le maquillage, un collègue qui change de sexe ou tout simplement une amie qui adore s’habiller en homme. Parce qu’au final, ce ne sont que des détails qui forment un individu.

N’hésitez pas à suivre Yatuu et ses divers projets sur son site: http://yatuu.fr.