
Dans un futur lointain, les robots sont les seuls êtres vivants sur Terre. Kay, jeune étudiant, s’intéresse à la biologie organique, discipline décriée qui s’oppose au vivant mécanique déjà si difficile à définir. Un jour ses recherches donnent naissance à un être organique qui dépasse l’entendement, « une créature qui absorbe des éléments de son environnement pour constituer son corps », chose inconcevable pour ces robots qui naissent dans des usines et sont constitués de pièces déjà existantes. Une telle chose est-elle seulement vivante ? Qu’est-ce qui défini le vivant ?
Dans un monde où une température positive est synonyme de surchauffe et où l’eau et l’oxygène sont des poisons redoutables pour ses habitants, que penser de ces choses monstrueuses qui ont besoin d’un environnement hostiles et, pire encore, se nourrissent et produisent des substances hautement toxiques ? L’apparition de ces monstres n’est pas bien vue, même au sein de la communauté scientifique. Bientôt, le petit laboratoire qui mène les recherches arrive à créer un être différent, dont l’apparence est proche des robots de type 2000, baptisé « humain » d’après d’anciennes légendes mythologiques, et dont la naissance bouleverse croyances et certitudes.
Ce n’était qu’un humain. […] Cette chose qui à l’apparence d’un robot, qui parle la même langue, mais qui n’est pas un robot. Kay repense aux théories anti-organiques. « Ce n’est pas vivant. ça à l’air d’avoir une âme, ça semble vivant, mais ce n’est pas un être. C’est une illusion que nous avons créée, un simple miroir. Une pseudo-vie qui n’aurait jamais vue le jour sans nous. »
Un riche roman de Science-Fiction positif et philosophique, qui interroge sur ce qui fait le vivant, qui parle de discriminations, qui nous entraîne dans des considérations théologiques sur l’être, la création et l’origine de la vie robotique, sur la cohabitation inter-espèces…
