
En ce 16 juillet 1969, chacun se souviendra de ce qu’il faisait. Pour la plupart, il s’agit d’une journée historique, celle du décollage de la fusée Apollo 11 pour la Lune. Mais pour une poignée de personnes, ce sera la journée tragique où le petit Richie s’est noyé dans la piscine bondée du quartier, pourtant surveillée par une maître-nageuse.
Alors que le récit se déploie lentement, la responsabilité de l’accident oscille entre la jeune fille surveillant la baignade, la mère de l’enfant, la foule dans le bain, la négligence d’une corde oubliée… Les voix du petit Richie, de ses parents, de son frère, de la maître-nageuse, de la petite Becka croisée dans la piscine, et d’autres encore s’alternent et nous offrent une plongée dans l’intime des personnages, derrière la façade des apparences, les secrets qui fendillent les carapaces ou rongent les âmes.
Une narration qu passe d’un personnage à l’autre et entremêle passé, présent et futur, dont les morceaux s’assemblent tel un puzzle qui se déploie. Malgré quelques longueurs et répétitions, on est pris dans l’intrigue, non pas pour découvrir l’issue fatale qu’on connaît dès le début, mais pour savoir comment on en est arrivé là, qui est coupable, si quelqu’un l’est vraiment, et quelles sont les conséquences futures. C’est l’histoire d’un drame parsemé de tragédies, qui se déroulent sous nos yeux ou se jouent dans le silence des maisons.
À paraître le 27 août.
