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Mamie Luger, de Benoit Philippon

Lorsque l’inspecteur Ventura reçoit Berthe en salle d’interrogatoire, il n’imagine pas que sous ses dessous de gentille et fragile grand-mère, elle cache un franc-parler revigorant et un passé haut en couleur. Au fil des heures elle mène la danse et déroule, entre confession et règlement de compte, le fil de son existence où se succèdent les époux et les cadavres, un nazi ou encore des meurtriers en cavale.

Un réjouissant portrait au vitriol d’une femme qui en a bavé, mais ne s’est pas laissé faire, féministe avant l’heure.

Si mon témoignage peut inciter des filles à ne pas faire de conneries et des bonhommes à être un peu moins cons, ce sera ma petite pierre laissée à l’attention de l’humanité.

Carlos Ruis ZAFON

Mélangeant intrigues policières, sentimentales et un brin de fantastique, cet auteur espagnol nous entraîne dans son univers sombre dont l’atmosphère pesante et envoutante se retrouve d’un roman à l’autre. Le lecteur est emporté à la suite de jeunes protagonistes pris malgré eux dans un engrenage infernal qu’ils essaient de contrer.
Même si tous les livres se lisent avec plaisir, les deux premiers parus en France L’ombre du vent et Le jeu de l’ange, sont les plus aboutis et les plus captivants. On y plonge corps et âme dès les premières lignes pour ne s’en séparer qu’à regrets à la toute fin.
 
 

Le jeu de l’ange

 
 

Dans la Barcelone des années 20, un jeune écrivain tourmenté par la vie accepte l’offre tentatrice d’un mystérieux éditeur. Emporté dans une spirale infernale, il prend peu à peu la mesure de l’être auquel il s’est vendu.

 

L’ombre du vent

 

 
C’est une histoire « de livres maudits, de l’homme qui les a écrits, d’un personnage qui s’est échappé des pages d’un roman pour le brûler, d’une trahison et d’une amitié perdue. Une histoire d’amour, de haine et de rêves qui vivent dans l’ombre du vent ». Et c’est l’histoire du jeune garçon qui a tiré tout ça de l’oubli…
 Une intrigue poignante qui nous plonge dans une sombre Barcelone de l’après-guerre civile.
 
 

Le prisonnier du ciel

 

 Alors que Firmin prépare son mariage, il doit se confronter à son passé sous la forme d’un mystérieux et sinistre inconnu. Il révèle alors à Daniel une sombre période de sa vie au début des années 40, lors de laquelle il a rencontré un certain David Martin…
Ce nouveau volet du cimetière des livres oubliés lie plus étroitement encore les personnages de L’ombre du vent et du Jeu de l’ange.
 
 

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Marina

 
 

Nous sommes plongés dans un des sombres mystères de l’envoutante Barcelone de Zafon. Un noir secret entouré d’une aura de danger se dessine, mais on ne peut s’empêcher, à l’instar des personnages, de nous y plonger corps et âme.

 

 

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Le palais de minuit

Le prince de la brume

Les lumières de septembre

 

 

 
 
 
 
 

Le suspendu de Conakry, de Jean-Christophe Rufin

Aurel est consul de France en Guinée. D’origine roumaine , doté d’un faible charisme et d’un goût vestimentaire original, il est relégué dans un placard de l’ambassade. Jusqu’au jour où il se trouve confronté à la mort suspecte d’un ressortissant français. Sa passion pour les enquêtes se réveille et le voilà soudain en proie à une inhabituelle énergie, bien décidé à résoudre ce crime contre l’avis générale.

Un roman d’enquête peu ordinaire qui nous plonge dans les coulisses de la diplomatie à l’étranger, bien connu par Jean-Christophe Rufin.

Six fourmis blanches, de Sandrine Collette

Dans la vallée, Mathias, sacrificateur d’un autre temps, va de mariage en baptême éloigner le mauvais sort.
Sur les flancs, six touristes se lancent joyeusement à l’assaut de la montagne. Jusqu’à ce que le temps tourne et que la tempête s’abatte. Commence alors de part et d’autre une lutte contre le sort et les éléments pour la survie. 

Alors que la situation s’aggrave, la tension monte et le suspense croît. Au centre la montagne, belle, sauvage et mystérieuse, la nature indifférente aux superstitions place les hommes face à eux-même en les poussant dans des conditions extrêmes.

Juste après la vague, de Sandrine Collette

Une vague immense recouvre tout. La famille se retrouve isolée sur sa colline devenue petite île. Ils s’organisent, attendent. La décrue. Mais voilà, l’eau monte. Il faut partir. Sur la barque que le père a réparé, il n’y a pas de place pour tous, les neuf enfants et les deux parents. Alors il faut choisir. C’est dur, mais ils reviendront les chercher ensuite. Si bien qu’un matin trois enfants se réveillent seuls, abandonnés. Ils vont devoir se débrouiller en attendant le retour des parents, ils ont promis. Mais le temps passe et l’eau monte. Pour le reste de la famille, entassés sur une barque, commence un long et périlleux voyage vers les hautes terres épargnées par la mer. 

Un roman dont la catastrophe sonne comme une menace proche et qui met en scène, sans pathos, l’horreur des choix imposés par les situations extrêmes pour la survie, l’abandon mais aussi la force de la fraternité et de l’amour familial.