Archives de catégorie : Littérature

Une femme aimée d’Andreï MAKINE

Un cinéaste russe s’éprend de Catherine II et se plonge dans les moindres détails de la vie de cette femme aux multiples visages. Tsarine éclairée mais despotique, féministe avant l’heure et nymphomane, amie des philosophes et ennemie de leurs idées révolutionnaires, épouse rejetée, mère, amante, régicide… Il veut montrer la femme cachée sous la couronne, le désastre de l’intimité derrière l’existence glorieuse, saisir les instants qui touchent à la vérité d’un être tout en composant avec la censure et l’opinion publique.
Entre XVIIIe siècle et années 80, Makine rend avec brio hommage à la grande Catherine en nous montrant la Russie de la fin de l’Union Soviétique, et celle qui lui a succédé.
Un livre magnifique.

Trois jours et une vie, de Pierre LEMAITRE

A Beauval, la disparition du petit Rémi, 6 ans, créée une agitation teintée d’urgence à le retrouver. Pour le jeune Antoine qui sait ce qui s’est passé, l’angoisse monte alors que les recherches avancent…

Un roman captivant dont le suspens n’est pas de découvrir le criminel mais de savoir si et comment il va être démasqué… Simple et efficace, ce roman offre aussi une peinture sociale d’une petite ville tranquille et familiale dont le quotidien va être bouleversé par un évènement extraordinaire. 

La grand-mère de Jade, de Frédérique DEGHELT

Une jeune femme prend sa grand-mère chez elle pour lui éviter la maison de retraite. Elles se découvrent dans cette intimité nouvelle : derrière la petite-fille et la grand-mère se cachent des femmes pleines de surprises, de rêves et de doutes.
Un très beau texte au ton juste qui bouscule les certitudes et donne à méditer : connait-on vraiment ceux qui nous sont proches ?

Royaume de vent et de colères, de Jean-Laurent DEL SOCORRO

En pleine guerre de religion, la ville de Marseille s’oppose au royaume de France. A La roue de la fortune se croisent, à la veille du dénouement, plusieurs personnages confrontés à leurs choix, avec leurs doutes et leurs peurs. Leurs voix alternent efficacement et inscrivent leurs histoires dans la grande.
Le récit se construit par petites touches qui rythment le texte et tiennent en haleine.
Une très belle découverte pleine d’originalité.

Le labyrinthe des esprits, de Carlos Ruiz Zafon

Dans une Espagne franquiste tourmentée, la mystérieuse Alicia Gris est chargée d’élucider, en parallèle de la police, l’étrange disparition d’un ministre. Son enquête la conduit dans les sombres et tortueux méandres de Barcelone, la plonge dans des secrets inavouables du régime et croise la route de la famille Sempere dont l’histoire semble intimement liée à celle du ministre…

Un roman magistral et envoûtant, qui se joue des genres et rend un bel hommage à la littérature.

Ce livre clôt en beauté le cycle du Cimetière des livres oubliés.

Une histoire n’a ni début ni fin, seulement des portes d’entrée. C’est un labyrinthe sans fin de mots, d’images et de pensées réunis pour nous révéler la vérité invisible sur nous-mêmes.

Dans le murmure des feuilles qui dansent, d’Agnès Ledig

Anaëlle se reconstruit suite à un accident en prenant sa vie en main et se consacrant à sa passion de l’écriture.
Thomas ne vit plus que pour son petit frère malade, peuplant sa chambre d’hôpital d’histoires d’animaux et de forêts.
Hervé, procureur à l’existence monotone, voit son quotidien chamboulé par une simple lettre.

Une histoire poignante de rencontres et de luttes contre le destin et pour la vie.

La chorale des dames de Chilbury, de Jennifer Ryan

Alors que la plupart des hommes sont partis pour la guerre, la petite communauté d’un village anglais se réorganise. A commencer par la chorale qui, devenue uniquement féminine, va se maintenir, apporter soutient et réconfort, et voir chacune évoluer : dans l’adversité, les êtres changent et se révèlent, pour le meilleur comme pour le pire.

Une comédie joyeuse qui mêle amours, drames, jalousies et secrets par le biais des lettres et journaux de femmes des toutes générations devenues solidaires, travaillant ensemble et gardant leur bonne humeur, pour former le solide Front de l’intérieur et faire face aux ravages de la guerre.