Archives de catégorie : Elodie a lu

“Soleil d’or” de Jacky Durand

François et Emma se follement aimés sur un quai de gare une nuit d’hiver 44. Ils se promettent de se retrouver après la guerre et François part pour l’île attendre Emma qui rentre à New York…

« Depuis près de quarante ans, mon amour pour toi ne m’a jamais quitté. Quand je rentre à Soleil d’Or, je suis chez nous et je rêve de te raconter ma journée. »

C’est « l’histoire d’un mec qui parle tout seul à l’amour de sa vie sans une maisonnette au-dessus de la plus belle crique au-dessus de la mer.” Un homme habité par cette passion, un amour fou, puissant, contrarié par la vie mais auquel il s’accroche et qu’il magnifie, sans cesser d’y croire.

Une histoire d’amour tellement folle qu’on a envie d’en connaître le dénouement.

“Sur l’épaule des géants” de Laurine Roux

« Le temps malgré tout trouvera la solution malgré toi. »

Chez les Aghulon, les femmes, de mère en fille, sont des fleurs éperdument amoureuses et dotées de dons exceptionnels, les hommes se toquent de sciences et de techniques, les chats tiennent le crachoir et la dragée haute à tout ce joli monde.

Servez-vous un verre de « Aïthops Oinos » et, des Cévennes à Paris, de 1850 à 2001 suivez cette famille fantasque et fantastique dans ses pérégrinations historio-tragico-drôlatiques.

Où il faut aimer la vie, l’aimer même si, impossible de ne pas succomber passionnément à cette galerie de personnages hauts en couleurs et doués pour la vie.

Quatre romans publiés par Laurine Roux, un plaisir et une surprise sans cesse renouvelés. Une immense sensation de coup de cœur.

Bonne nouvelle, vous avez aujourd’hui le choix entre la magnifique édition illustrée par les gravures d’Hélène Bautista ou le format de poche à emmener partout !

“Quand le passé frappe à la porte” de Lucile G.

Une toute nouvelle collection “Place aux jeunes…” aux éditions du Piaf qui donne un espace d’expression aux plumes des ados, écrivains et écrivaines en herbe.

Ce premier titre signé Lucile G. est une petite pépite.

Huis-clos aux rebondissements aussi étranges que surprenants, ce texte bref et dense entraîne lecteurs et lectrices dans l’esprit torturé de Georges. Auteur en manque d’inspiration, il reçoit une visite qui va bouleverser complètement son rapport au monde et à son passé. Nous ne vous en dirons pas plus si ce n’est que la fin nous a laissé bouche bée avec l’envie d’en lire davantage…

Vivement la suite, Lucile G. 🙂

Prysc, Elo et Noémie, à l’unanimité, on a beaucoup aimé !

Si toi aussi, tu écris, n’hésite pas à envoyer tes textes aux Éditions Le Piaf.

Avec toi je ne crains rien, d’Alexandre Duyck

Louise et Joseph se sont aimés au premier regard. Il est cordonnier, elle est maîtresse d’école. Ils forment une famille heureuse dans cette petite vallée des Alpes Suisses où leur bonheur est parfois incompris et jalousé. Ce 15 juillet 1942, Louise, pour la première fois en treize années de mariage, accompagne Joseph jusqu’au chalet, dans la montagne. Elle n’a pas l’habitude mais lui connait le chemin par cœur, tout devait bien se passer et ils laissent leurs quatre enfants pour deux jours. Mais ils ne rentreront pas et leurs enfants devront grandir avec l’incertitude autour de leur disparition et l’éclatement de leur fratrie.

« La vraie disparition, c’est ne pas savoir ce qu’il s’est passé et moi, ça, je l’ai connu, nous l’avons connu et nous avons dû grandir avec ça. Et c’est terrible. »

Un beau récit qui s’empare d’un fait divers pour un faire un beau roman.

« Pour magique qu’elle soit, il faut s’en méfier de la montagne à tout moment, tous les jours et depuis toujours. La montagne est une ogresse, une avaleuse d’enfants, elle se moque des frontières et des lois, elle s’impose, prend ses aises, séduit, elle appelle, elle attire, arrache, tue, ensevelit, écrase. »

Du côté sauvage, de Tiffany McDaniel

Arc et sa jumelle Daffy grandissent dans un quotidien sordide, où elles côtoient misère, cruauté et violence dans un monde de drogue et de prostitution. Mais un quotidien enchanté par la présence bienveillante et fantasque d’une grand-mère qui met de la beauté et de la poésie dans la laideur du monde pour transmuter le réel en féérie.

« Ma grand-mère Middlweek avait l’habitude de dire que dans la vie, il y a un côté sauvage. Mais elle disait aussi qu’on peut le changer en beau côté. »

« Ne te laisse pas abattre par les périodes difficiles. Il faut bien qu’on connaisse quelques-unes des circonstances où la vie nous dit : c’est le moment de pleurer. Si elles n’existaient pas, qu’est-ce qui donnerait de la matière aux poètes ? Je veux que tu te regardes dans le miroir tous les jours et que tu te rappelles que tu as des ailes. »

Dans la lignée de Betty, voici un nouveau texte intense qui nous happe, un texte dur, âpre et violent qui ne nous épargne pas la noirceur du monde et des hommes, mais où brille de magnifiques pépites.

Gaston Grognon : L’amour c’est nul ! de Suzanne et Max Lang

«Être aimé, c’est un sentiment très agréable

et il a bien envie de le partager.»

Les mots d’Élodie sous la plume de Claire :

“Gaston, petit chimpanzé, trouve que la Saint-Valentin, les preuves d’amour, les bécots…. c’est nul et dégoûtant ! Bernard, son ami le gorille, lui explique qu’il y a plein de sortes d’amour et que la Saint-Valentin c’est en fait une fête pour tous les gens qu’on aime : ses parents, ses amis….

Gaston Grognon, on l’adore à la librairie depuis le premier album. « L’amour c’est nul » vient de sortir et il est parfait pour la Saint-Valentin ! Il porte un joli message d’amour avec beaucoup d’humour. J’adore ses propos décalés.

Je l’offrirai à tous les enfants entre 4 et 6 ans qui sont souvent déstabilisés par les bisous.”

Retrouvez tous les articles de Claire en suivant ce lien :

https://www.facebook.com/Leswaouhdeclaire

Le Jardin, Paris, de Gaëlle Geniller

Le Jardin est un cabaret parisien au succès grandissant où les danseuses portent un nom de fleur. Rose grandit au milieu de toutes ces femmes et c’est imprégné de leur grâce et de leur beauté qu’il monte sur scène à son tour.

Dans le Paris des années 20 sublimé par l’esthétisme de l’Art Nouveau, le talent de ce jeune homme éclot et s’épanouit telle une fleur délicate et puissante.

Un roman graphique magnifique tant par son illustration que par son histoire, doux et bienveillant, porteur d’un message de liberté, d’acceptation de soi, de solidarité, de respect… une lecture qui fait du bien aux yeux et au cœur.

Trop Humain, Anne Delaflotte-Mehdevi

Dans cette petite commune sur le déclin, les habitants du cru voient d’un œil contrarié les nouveaux venus de la ville qui s’installent en communautés aux alentours et surtout l’arrivée d’un incroyable Assistant de Vie Electronique. Derrière le comptoir de l’unique et antique bar, Suzie voit et entend tout, « fascination naïve, envie de possession frustrée du bel artefact, revendication d’une détestation de principe… » Elle-même est assez partagée face à cette machine si proche de l’humain. Bientôt, elle lui confie des souvenirs choisis, la mémoire des siens, et à travers son histoire c’est celle de tout un village et de la France rurale qui se déroule par petites touches.

Un roman porté par une héroïne émouvante et attachante, qui nous plonge en pleine ruralité moderne, dans un petit village ancré dans son passé avec ses commerces figés et ses ragots, mais aussi chamboulé par l’arrivé de néo-ruraux et de la modernité.

Combien de cœurs, de Nawal El Saadawi

Petite fille empêchée par la tradition, la religion et la loi, corps adolescent convoité et dominé par les intérêts du patriarcat, soumis par une mère à la fois prisonnière et geôlière, l’héroïne refuse de se minimiser et de se soumettre.

« Je rejetterais ma féminité, je défierais ma nature, je résisterais à tous les désirs de mon corps… Je prouverais à ma mère que j’étais plus intelligente que mon frère, plus intelligente que n’importe quel homme et que je pouvais faire tout ce que mon père faisait et même davantage… Je prouverais à la nature que je pouvais vaincre ce corps frêle dont elle m’avait doté et ses parties honteuses, tant internes qu’externes. Je l’emprisonnerais dans une cellule que je concevrais à la force de mon intelligence et de mon esprit, et ne lui laisserait aucune chance de me reléguer au rang de femme illettrée. »

Elle décide de devenir médecin et « démystifie la masculinité à qui elle a eu affaire en tant que corps, un corps comme un autre, fragile, défaillant et mortel, dépendant de son savoir pour sa survie. »

J’aimerai tant que tu sois là, de Jodi Picoult

Alors que l’épidémie de COVID menace et que Finn est réquisitionné à l’hôpital, Diana maintient ses vacances aux Galapagos. Mais sitôt arrivée, l’île ferme ses frontières et se confine. La voilà seule, sans hôtel, ni valise, ni réseau, dans un pays dont elle ne parle pas la langue… Elle qui a toujours planifié son existence se retrouve pour la première fois dépossédé de tout, sans objectifs à remplir. C’est l’occasion de se poser, de faire le point et, peut-être, de remettre en question ce qu’elle croyait acquis à son bonheur.

Une belle histoire de femme qui s’interroge sur ce qui fait son bonheur et le sens donner à sa vie, à un moment où le destin l’oblige à faire une pause dans un quotidien bien réglé et lui donne l’occasion pourquoi pas d’un nouveau départ… Un roman qui peut de prime abord paraitre assez convenu mais, à son habitude, Jodi Picoult nous surprend par un retournement de situation qui pimente la lecture !