
Une petite ville sur la côte bordelaise voit son morne hiver animé par l’arrivée de pains de cocaïne sur les plages landaises. La marchandise échouée attire rapidement la convoitise des habitants puis des opportunistes, tandis que les autorités tentent de récupérer la drogue, de même que les trafiquants qui n’hésitent pas à dégainer leur tronçonneuse carnassière pour reprendre leur dû.
Cet épisode est raconté par la verve incisive et piquante de la veuve tenancière du bar, où toute la faune locale se croise, où les affaires se font, les esprits s’échauffent et les langues se délient… Derrière son comptoir, poste d’observation privilégié au premier rang des commérages, elle déroule la chronique enjouée de cet épisode qui a rompu le quotidien de cette – trop – paisible station balnéaire.
« Je connais une grande partie des protagonistes de cette histoire. Suffisamment en tout cas pour me faire une idée de ce qui a pu se passer. Et, pour avoir grandi et vécu dans un bar, j’en sais assez sur l’âme humaine et ses ressorts pour imaginer ce qui a poussé les uns et les autres à faire ce qu’ils ont fait. […] J’ai aussi le droit d’inventer un peu. Je comble les trous comme je peux, mais surtout comme je veux. Rien ne vous oblige à me croire. Rien ne vous oblige même à croire que les gens dont je vous parle ont existé. Mais si vous êtes passés par ici cet hiver-là, vous savez déjà que ce que je dis est vrai. Ou presque. »
Un roman noir plein d’ironie, librement inspiré d’un fait divers, qui met en scène une galerie de personnages truculents et touchants. Cela pourrait être délicieusement grinçant mais certains personnages sont un peu trop caricaturés, l’humour parfois un peu trop poussé. On en passe pas moins un très bon moment de lecture qui aura donné le sourire !
À paraître le 27 août.
