
Au collège, un mystérieux inconnu, qu’Olympe et sa bande surnomme « Le poète », colle et écrit des messages féministes sur les murs. Avec son amie Assia, Olympe ouvre un compte Instagram anonyme pour partager les photos des mots du « poète » et en peu de temps, les publications font le buzz.
Le « poète » est révolté contre les violences faites aux femmes et les inégalités de genres, et elles le sont aussi et ne sont pas les seules ! Bientôt suivies par toute une petite bande hétéroclite et engagée à différents degrés, elles et ils veulent vont se démener pour découvrir l’identité du « poète »…
Mais, ce n’est pas si facile d’enquêter, de se rebeller, de vivre ses premiers émois amoureux, de voir son corps changer, d’affronter la maladie ou la perte d’un être cher et de passer le brevet à la fin de l’année. Ce n’est pas facile d’être un ado…
Si certains/es adultes viennent en soutien, d’autres ne le voient pas du même œil et misent sur le pouvoir éducatif de la sanction (!). Bien loin de se décourager et convaincus/es, à juste titre, de leur légitimité, le petit groupe est encore à des années lumières de tout ce que ces messages vont déclencher dans leur vie. Les secrets cachés derrière les mots sont parfois beaucoup plus lourds que ce qu’ils ne laissent paraître, mais le pouvoir libérateur de l’écrit, de l’amitié et de l’amour est immense !
Deux récits et deux voix s’entremêlent dans cet émouvant roman, celle d’Olympe autour de laquelle l’action de l’histoire se tisse et celle du « poète », beaucoup plus intime qui s’adresse à son journal. Des révélations bouleversantes, des parcours de vie semés d’embûches, des colères justes, des révoltes pleines de sens et des tristesses immenses presque impossibles à consoler et aussi beaucoup de joie, d’élan, de courage et d’envie de vivre… C’est aussi tout ça être un ado et c’est aussi dur que beau.
Un texte fort à lire dès 12 ans qui fracasse avec lucidité les postures « adultistes par principe ». Le karma, la vie, le destin, (on appelle comme on veut le truc qui ne nous rend pas tous les jours trop doux), n’attend pas le nombre des années et certains/es jeunes gens ont bien plus de casseroles à trimballer et de rage à exprimer que des adultes de 30 ans leurs aînés/es.
