Archives par mot-clé : Roman

Carlos Ruis ZAFON

Mélangeant intrigues policières, sentimentales et un brin de fantastique, cet auteur espagnol nous entraîne dans son univers sombre dont l’atmosphère pesante et envoutante se retrouve d’un roman à l’autre. Le lecteur est emporté à la suite de jeunes protagonistes pris malgré eux dans un engrenage infernal qu’ils essaient de contrer.
Même si tous les livres se lisent avec plaisir, les deux premiers parus en France L’ombre du vent et Le jeu de l’ange, sont les plus aboutis et les plus captivants. On y plonge corps et âme dès les premières lignes pour ne s’en séparer qu’à regrets à la toute fin.
 
 

Le jeu de l’ange

 
 

Dans la Barcelone des années 20, un jeune écrivain tourmenté par la vie accepte l’offre tentatrice d’un mystérieux éditeur. Emporté dans une spirale infernale, il prend peu à peu la mesure de l’être auquel il s’est vendu.

 

L’ombre du vent

 

 
C’est une histoire « de livres maudits, de l’homme qui les a écrits, d’un personnage qui s’est échappé des pages d’un roman pour le brûler, d’une trahison et d’une amitié perdue. Une histoire d’amour, de haine et de rêves qui vivent dans l’ombre du vent ». Et c’est l’histoire du jeune garçon qui a tiré tout ça de l’oubli…
 Une intrigue poignante qui nous plonge dans une sombre Barcelone de l’après-guerre civile.
 
 

Le prisonnier du ciel

 

 Alors que Firmin prépare son mariage, il doit se confronter à son passé sous la forme d’un mystérieux et sinistre inconnu. Il révèle alors à Daniel une sombre période de sa vie au début des années 40, lors de laquelle il a rencontré un certain David Martin…
Ce nouveau volet du cimetière des livres oubliés lie plus étroitement encore les personnages de L’ombre du vent et du Jeu de l’ange.
 
 

****

Marina

 
 

Nous sommes plongés dans un des sombres mystères de l’envoutante Barcelone de Zafon. Un noir secret entouré d’une aura de danger se dessine, mais on ne peut s’empêcher, à l’instar des personnages, de nous y plonger corps et âme.

 

 

***

Le palais de minuit

Le prince de la brume

Les lumières de septembre

 

 

 
 
 
 
 

La tristesse des éléphants de Jodi Picoult

La mère de Jenna a disparu quand elle était petite. Dix ans plus tard l’adolescente se lance à sa recherche, plongeant dans les carnets de sa mère qui avait consacré sa vie à l’étude des éléphants. Secondée par un détective alcoolique et une voyante déchue, la jeune fille remonte les traces du passé.

Un texte magnifique et surprenant sur le deuil et les relations mère-filles aussi bien chez les humains que chez les éléphants.

Vers la beauté, de David Foenkinos

Antoine a tout quitté pour fuir à Paris, se perdre dans la solitude anonyme de la foule. Maître de conférence en art, il se fait discret gardien de musée.

Ce roman met en scène les rencontres décisives qui bouleversent une existence. Et la nécessité de l’art, de la beauté, pour panser ses plaies et aller de l’avant

« Face à un tableau, nous ne sommes pas jugé, l’échange est pur, l’œuvre semble comprendre notre douleur et nous console par le silence, elle demeure dans une éternité fixe et rassurante, son seul but est de vous combler par les ondes du beau. » 

Mille petits rien, de Jodi Picoult

Ruth est une infirmière compétente et appréciée depuis plus de vingt ans. Jusqu’au jour où un suprématiste blanc lui interdit de s’occuper de son fils, puis l’accuse de sa mort.

Le système judiciaire se met en branle dans toute son hypocrisie : « Il est parfaitement impossible d’examiner une affaire impliquant la seule infirmière noire d’un service hospitalier, un père néonazi et la décision mécanique prise par un membre de l’administration hospitalière sans envisager un instant un problème d’ordre raciste. » Et pourtant…

Un récit puissant porté par les voix de femmes fortes, qui dénonce l’omniprésence du racisme ainsi que l’hypocrisie et les préjugés qui entourent cette question.

Le suspendu de Conakry, de Jean-Christophe Rufin

Aurel est consul de France en Guinée. D’origine roumaine , doté d’un faible charisme et d’un goût vestimentaire original, il est relégué dans un placard de l’ambassade. Jusqu’au jour où il se trouve confronté à la mort suspecte d’un ressortissant français. Sa passion pour les enquêtes se réveille et le voilà soudain en proie à une inhabituelle énergie, bien décidé à résoudre ce crime contre l’avis générale.

Un roman d’enquête peu ordinaire qui nous plonge dans les coulisses de la diplomatie à l’étranger, bien connu par Jean-Christophe Rufin.

En attendant Bojangles, d’Olivier BOURDEAUT

La vie du jeune narrateur est une grande fête. On joue aux dames sur le carrelage de l’entrée, à la course dans le couloir, on saute sur le canapé et sa mère l’incite : « quand la réalité est banale et triste, inventez-moi une belle histoire, vous qui mentez si bien, ce serait dommage de s’en priver. » Sa mère a un petit grain de folie et son père lui donne les moyens de sa déraison.

 Un récit drôle et tendre sur la folie douce d’une femme bienveillante et l’amour inconditionnel de ceux qui l’acceptent telle qu’elle est. C’est « souvent n’importe quoi, parce que la vie c’est souvent comme ça, et c’est très bien ainsi. » 

 

Retrouvez cette folle histoire d’amour dans la magnifique adaptation en Bande Dessinée d’Ingrid Chabert et Carole Maurel.

 

Pactum salis, d’Olivier Bourdeaut

Jean a quitté Paris pour les marais salants de Guérande, troquant la ville et les technologies contre la nature et la solitude. Michel, agent immobilier en pleine réussite, vient de s’installer à Paris et affiche sa fortune au volant de sa Porche. Quand Michel se réveille d’une nuit d’ivresse sur le tas de sel de Jean, c’est le début d’une improbable et chaotique amitié où chacun entraînera l’autre dans son monde.

Un roman réjouissant et plein d’humour sur l’amitié et sur la rencontre de deux façons de voir et vivre le monde, entre fascination et confrontation.

Les loyautés, de Delphine de Vigan

Dès le début de l’année, Hélène sent que Théo est différent des autres élèves. Quelque chose d’imperceptible qu’elle reconnaît en lui. Un mal être, une souffrance invisible, qui la ramènent à la celle des coups de son père. Théo, 12 ans, qui profite de chaque moment entre les cours pour se réfugier dans un recoin pour boire en cachette et laisser la brûlure de l’alcool endormir les problème familiaux qui le rongent. Il y a aussi un homme qui a perdu son travail et s’enfonce, une femme qui découvre la face cachée de son mari, une mère qui fait porter à son enfant le poids de sa rancœur envers son ancien époux… Et surtout il y a tous ceux qui, par loyauté, se taisent.

Un livre sombre et touchant sur la lente descente aux enfers d’un enfant trop tôt confronté au monde adulte. Et la difficulté pour son entourage de lui venir en aide lorsqu’il garde tout enfoui en lui.