Archives de catégorie : ♥ Le choix des lecteurs ♥

Mers mortes, d’Aurélie WELLENSTEIN

Couverture du livre Mers mortes

Imaginez un monde sans mers, sans océans, sans rivières, bref sans une goutte d’eau. C’est sur cette terre moribonde que vit Oural, jeune exorciste. Après la disparition de l’eau, le monde s’est également peuplé de marrées fantômes aspirant les âmes des vivants. Oural est le seul bouclier aux attaques des mers mortes sur les bastions des humains restants.

Mais l’apparition de pirates lancés dans une quête pour faire réapparaître les mers vivantes va bouleverser l’existence du jeune homme et le lancer dans une incroyable aventure de rédemption.

Beignets de tomates vertes, de Fannie FLAGG

Couverture du livre "Beignets de tomates vertes"

Sous ce titre culinaire se cache en réalité deux histoires terriblement attachantes. D’un côté, nous avons Evelyn Couch, quarantenaire des années 80 qui s’ennuie dans sa petite vie de femme au foyer et qui va rencontrer Ninny Threadgoode lors d’une visite dans une maison de retraite. De l’autre, Idgie Threadgoode et son amie Ruth dirigent un café au fin fond de l’Alabama, dans les années 30. Elles doivent faire face à la crise, au racisme et à la violence

A travers les histoires racontées par Ninny, Evelyn va progressivement retrouver courage et goût à la vie

Armstrong, l’extraordinaire voyage d’une souris sur la lune, de Torben Kuhlmann


Armstrong n’est pas une souris ordinaire. C’est la première souris à avoir posé le pied sur la Lune. Mais pour des raisons de secrets d’État, son histoire n’est que très peu connue. C’est sans compter sur le dessin de Torben Kuhlmann qui nous narre l’histoire de ce fantastique rongeur et de sa conquête de l’Espace.

L’homme qui aimait trop les livres, d’Allison HOOVER BARTLETT

Jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour un livre ? Pour avoir une bibliothèque remplie de vos livres préférés ? Le mensonge ? La dissimulation ? Le vol ? C’est le récit de John Gilkey, qui a dérobé jusqu’en 2003 près de 200 000 dollars en livres anciens, et de son “chasseur”, Ken Sanders, tenace libraire qui va s’improviser détective “biblioflic”.

Un reportage aux saveurs de romans policiers qui nous en apprend un peu plus sur l’univers du livre ancien.

Rural !, d’Étienne DAVODEAU

Pendant un an, Étienne Davodeau a suivi le travail de 3 agriculteurs qui ont fait le pari de produire moins et mieux. Leurs vies, ainsi que celles des habitants alentours, vont être chamboulées par la construction d’une autoroute.

Un puissant témoignage, un plaidoyer pour une agriculture plus responsable et réfléchie, un hymne à la nature et à la lenteur, il est possible de voir beaucoup de choses dans ce reportage dessiné, parfois drôle, parfois tragique, mais surtout incroyablement touchant.

Brindille t1: les chasseurs d’ombres

Elle a tout oublié, qui est-elle ? d’où vient-elle ?
Elle s’ est réveillée , dans une petite chambre, d’un village peuplé de petites créatures, se demandant ce qu’elle faisait là. A la recherche de ses souvenirs perdus , elle fait une belle rencontre lors de sa recherche, qui la guidera pas à pas .

J’ai apprécié dans  cette bande dessinée les dessins et le carnet de croquis à la fin. L’histoire est magnifique, il y a une bonne synchronisation entre les différents chapitres. Ce qui ma donné envie de le lire, c’est la couverture avec la jeune fille en premier plan et la forêt derrière elle, avec les créatures de l’ombre.

J’attends le tome 2 avec impatience !

Pas mon genre, de Yatuu

Quand j’étais petite, j’étais un peu… à part. Ma mère me disait souvent qu’elle aurait adoré avoir une fille, mais qu’elle était très heureuse avec le wookie qu’elle avait mis au monde. Je sais que ce n’était pas méchant, d’ailleurs ma mère me répétait bien assez souvent que j’étais très bien comme j’étais, que je ne devais porter des vêtements, mettre du maquillage ou encore faire des “trucs de filles” que si j’en avais envie, si cela me faisait plaisir, à moi ! N’empêche, j’ai toujours senti comme un petit regret chez elle. “Comment moi, travailleuse dans la haute couture, j’ai pu pondre une geek pareil ?”. Il faut dire, dès 6 ans, je préfèrais les ordinateurs et les consoles de jeux vidéo aux poupées. Je m’amusais des après-midi sans fin avec des Legos ou Meccanos. Et je ne vous raconte pas quand ils ont sorti les Mindstorms. Mes habitudes vestimentaires étaient à l’image de mes passions: jeans, tshirts de geek et basket. Les années ont passé et rien n’a simplifié la chose, je suis maintenant une adulte toujours aussi geek, avec de drôles d’habitudes en terme d’accoutrements. Et en plus, maintenant, j’ai les cheveux courts, vous imaginez ma mère dans tout ça !!!

C’est alors que je tombe nez à nez avec le dernier tome de Yatuu, Pas mon genre. Je feuillette, rigole doucement à certains sketchs, je me reconnais bien dans beaucoup de ces situations. En gros, si la BD ne fait qu’ouvrir un peu timidement une porte fermée qu’est la définition d’un individu, elle m’a fait revenir à l’enfant que j’étais. Une petite fille, qui s’en foutait un peu de jouer avec des jouets de garçons, de faire du foot avec les garçons, de parler jeux vidéos, mangas et films. Cette petite fille n’avait pas besoin de porter des habits de fille ou de se maquiller pour se définir comme une fille. D’ailleurs, cette petite fille n’a toujours pas besoin de l’acceptation des autres pour se définir comme fille. Et elle accepte la différence des autres et leurs propres définitions d’eux-même, que ce soit un ami qui m’avoue adorer la haute couture et le maquillage, un collègue qui change de sexe ou tout simplement une amie qui adore s’habiller en homme. Parce qu’au final, ce ne sont que des détails qui forment un individu.

N’hésitez pas à suivre Yatuu et ses divers projets sur son site: http://yatuu.fr.

Dans la combi de Thomas Pesquet, de Marion MONTAIGNE

Si vous vous attendiez à une bande dessinée de vulgarisation qui pose l’astronaute en héros de l’univers, summum de la classitude, veuillez passer votre chemin. Marion Montaigne dresse ici un portrait de vie dans la Station Spatiale Internationale, mélangeant humour et anecdotes du quotidien extrêmement bien documentées. L’idée n’est pas ici d’expliquer comment fonctionne l’univers mais quelle est cette mission “Proxima”, ses enjeux et surtout comment prépare-t-on 6 mois de vie dans l’espace. Que vous vous demandiez ce qu’est une EVA, comment fonctionnent des toilettes spatiales ou pourquoi continuons-nous à aller dans l’espace, n’hésitez pas à dévorer cet album.

Cette bande dessinée a reçu le prix du public Cultura durant le Festival d’Angoulême 2018.

Port d’âmes, de Lionel DAVOUST

Rhuys ap Kaledán, héritier déchu, arrive à Aniagrad après 8 ans de travaux forcés dans la marine marchande. Dans les rues de la ville franche, tout se vend, tout s’achète,  tout se troc. Le jeune homme désargenté va donc partir à la reconquête de son titre. Dans cet univers mêlant fantastique et mystique, Rhuys va devoir jouer des coudes pour éviter les écueils des intrigues, de la corruption et des secrets bien tortueux.

Un roman fantastique qui nous plonge dans un monde où ambition, duplicité et mensonges heurtent la sensibilité et l’idéalisme du jeune héros. Arrivera-t-il à atteindre son but sans perdre son âme ?

Tamara de Lempicka, de V. GREINER et D. COLLIGNON

Paris, années 20. Encore étudiante chez André Lhote, Tamara de Lempicka est l’une des artistes les plus en vue de la capitale. On se l’arrache dans les fêtes et les cabarets des années folles. Ces soirées sulfureuses et libertaires sont la source de conflits avec son époux, qui lui reproche de délaisser leur fille. Mais Tamara, dont l’art fait vivre sa famille, entend bien conserver sa vie de femme indépendante.

Une biographie passionnante, dont le dessin s’allie parfaitement à l’œuvre du peintre pour décrire une époque. Mais surtout le portrait d’une femme forte,  libre et terriblement moderne.